Témoignages

J’explique au gynécologue mes réserves et le fait que plusieurs médecins auparavant m’ont vivement déconseillé le Mirena. Il n’écoute pas, s’obstine, insiste lourdement que c’est la solution…

Je consulte depuis 20 ans pour mes douleurs liées à l’endométriose. L’année dernière, la douleur s’est fortement accentuée, au point de devenir un obstacle à mon travail. J’ai consultée sur une plateforme en ligne, permettant un accès a un médecin par vidéo au travail, qui lui peut faire parvenir une prescription. Les employés de cette même plateforme m’ont ensuite guidé vers des cliniques publiques qui pourraient me voir le plus rapidement possible pour soulager ma douleur. Par contre, ils ne sont pas affiliés à ces cliniques, ils font simplement la recherche pour le patient, facilitant et accélérant le processus. 

Je prends donc un rendez-vous avec un gynécologue. Premier rendez-vous, le gynécologue établit que je dois avoir un stérilet, le Mirena et ce, malgré le fait que je n’ai pas eu d’enfants et que j’ai eue de grosses réactions à tout médicaments avec œstrogènes depuis mon enfance (J’ai commencée à prendre différentes sortes de pilules contraceptives à 13 ans, j’ai 29 ans au moment de la première consultation).

J’explique au gynécologue mes réserves et le fait que plusieurs médecins auparavant m’ont vivement déconseillé le Mirena. Il n’écoute pas, s’obstine, insiste lourdement que c’est la solution. Il ignore les recommandations du médecin que j’ai consulté par vidéo et qui m’a prescrit des antidouleurs. Il va même jusqu’à se moquer de son écriture, qui est partiellement en anglais, partiellement en français. 

Puis, le gynécologue me dit que je dois revenir pour des tests de dépistage afin de s’assurer que je n’ai pas de ITSS. Je reviens faire les tests, puis, toujours selon ses recommandations, n’ayant pas été rappelée, je prends un rendez-vous pour la pose du stérilet 1 mois plus tard. 

Je reviens un mois plus tard avec ma mère, parce que je suis nerveuse. Nous entrons dans le bureau du gynécologue, où il m’avise, devant ma mère, que j’ai une chlamydia et que je dois me soigner avant qu’il ne puisse poser le stérilet. Je suis sous le choc, on ne m’a jamais appelé, jamais prévenue et c’est totalement humiliant de me faire annoncer ça comme ça devant ma mère. 

Je me soigne et reviens pour la pose du stérilet quelques semaines plus tard. Je suis renseignée et sait que ça devrait être douloureux et que je dois attendre un peu après la pose avant de retourner chez moi. Le gynécologue n’est pas délicat, enfonce le spéculum sans lubrifiant, pose le stérilet et me dit de repartir chez moi. La douleur est tellement violente que j’ai de la difficulté à me relever, à marcher. Je saigne plus que ce que j’avais anticipé. Je sors de la clinique. 15 minutes plus tard, la douleur est encore très vive et cela, pendant plus de 5 jours où j’ai de la difficulté à marcher, à faire mes tâches quotidiennes avant de pouvoir obtenir un rendez-vous dans une clinique d’urgence.

Le médecin, qui n’est pas un gynécologue, demande une échographie pour s’assurer que le stérilet est bien placé. Autre délais d’attente alors que la douleur ne s’atténue toujours pas et que je doive manquer des journées de travail, trouver des arrangements avec mes employeurs. Je passe l’échographie, revient voir le médecin, il tente de m’enlever le stérilet mais est incapable de le faire. Les tiges qui pendent du stérilet sont enfoncées dans mon col! Je dois prendre un rendez-vous absolument avec le gynécologue qui me l’a posé et en attendant, il me prescrit des opioïdes pour tenter de calmer la douleur. 

Entre-temps, je passe un test gynécologique pour apprendre que j’ai deux infections apparues à la pose du stérilet. J’ai des antibiotiques pour deux semaines, puis les opioïdes pour la douleur.

Je finis par obtenir un rendez-vous avec mon gynécologue, soit un mois après la pose du stérilet. Je suis en colère, j’explique au gynécologue que j’ai mal, que la pose a entraînée deux infections, il nie, je lui montre les résultats des examens avec les dates. Il m’enlève le stérilet et m’explique qu’il a dû accidentellement coincer un nerf durant la pose, ce qui explique en partie la douleur atroce. 

J’ai continué de consulter le médecin par la suite qui m’a confirmé qu’en consultant mon dossier, c’est évident que je fais une réaction allergique à l’œstrogène contenue dans la plupart des médicaments qui m’ont été prescrit, incluant le stérilet. Le stérilet n’était absolument pas recommandé dans mon cas, information clairement établit dans mon dossier et que j’ai aussi dit au gynécologue. Il s’est pourtant entêté sans en tenir compte, en plus de ne pas se soucier de ma douleur physique.