Témoignages

Il a saisi mes petites lèvres entre le pouce et l’index d’une de ses mains et a tiré dessus, à gauche, puis à droite, et m’a demandé « Ça ne pique pas, ça? »

J’étais sur la fin de la vingtaine, et j’étais due pour un PAP test depuis un bon moment. Comme je venais d’emménager dans une nouvelle ville, je n’avais pas de médecin de famille, et je ne savais pas trop où m’adresser. J’ai donc décidé de me présenter au sans-rendez-vous.

En entendant la raison de ma visite, le médecin m’a exprimé sa désapprobation, affirmant que le sans-rendez-vous n’est pas l’endroit pour ce type de test, que je devrais laisser la place à des gens vraiment malades. Il a tout de même accepté de faire l’examen. Je me dis maintenant que son irritation est peut-être ce qui a mené à son attitude agressive pendant l’examen.

Avant de faire le PAP test comme tel, il a saisi mes petites lèvres entre le pouce et l’index d’une de ses mains et a tiré dessus, à gauche, puis à droite, et m’a demandé « Ça ne pique pas, ça? ». Le « ça » était prononcé sur un ton que j’ai interprété comme du dégoût. Il faut dire que mon appareil génital ne ressemble pas aux images archétypales qui sont généralement diffusées, dans lesquelles les diverses parties de la vulve sont de taille modeste. Mes petites lèvres sont ne sont pas « petites »; elles sont proéminentes, et qu’un médecin les saisisse pour tirer dessus a, sans que je n’en prenne conscience, confirmé dans mon esprit l’idée que ma vulve est d’apparence disgracieuse ou anormale. Ensuite, il a inséré brusquement un spéculum très froid, sans m’avertir.